Mon parcours

L’étiomédecine fut d’abord une évidence en tant que patient durant plusieurs années. J’ai découvert cette discipline après 20 ans de troubles du sommeil sévères : une séance m’a suffit à retrouver un équilibre personnel. Au fil d’autres séances sur différents sujets, j’ai pu apercevoir un changement de regard et une évolution sur les souffrances que nous pouvons ressentir en tant qu’être humain. J’ai toujours été fasciné par nos capacités humaines, et l’étiomédecine m’a permis d’approfondir celles de la résilience et surtout de l’évolution. Déjà à mes débuts comme patient, je sens poindre l’envie de me former.

Durant cette même période, je pars vivre deux longs hivers avec une meute de chiens en Finlande. Le Grand Nord m’apportera une expérience de vie inestimable que j’utilise à présent face aux problématiques de mes patients. Là-bas aussi, je retrouve les thèmes de l’évolution et de la résilience. Sous la pression du froid extrême, de la nuit polaire, d’un certain isolement, je découvre mes limites, j’échoue, recommence autrement. Les animaux et la nature sont omniprésents, mais ce sont les humains rencontrés sur ces terres de solitudes qui me marquent le plus. Dans cet environnement à la fois hostile et grandiose, je me découvre, les autres êtres humains aussi, leurs souffrances et leur rapport au monde. La fin de ce cycle initiatique sera marqué par le deuil d’un ami des suites d’une maladie soudaine. C’est ce choc qui me décide à me professionnaliser dans le soin, à comprendre comment fonctionne l’être humain d’un point de vue global, comment nos souffrances émotionnelles et mentales nous amènent aussi à la maladie. A mon retour en France, je décide de prendre un virage professionnel. C’est à ce moment-là que je me forme à l’étiomédecine, jusqu’à mon installation au cabinet.